Visages de croyants

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vendredi 21 juin 2013

PAULINE

Pauline, 46 ans, coordinatrice en paroisse.

© Mélanie-Jane Frey / Reservoir Photo - Contact : +33 6 07 39 29 57 - mel@niefrey.com - ©www.melaniefrey.com

Sa foi : « Dieu, c’est quelqu’un que j’ai davantage découvert après une rencontre avec Jésus lors d’une prière d’adoration eucharistique. Avant, malgré mon éducation catholique, c’était un Dieu lointain, qui juge, mais un jour j’ai compris qu’Il me laissait libre de lui donner une place ou non dans ma vie. Alors je n’ai plus eu une foi d’enfant pour faire plaisir à mes parents mais une volonté personnelle d’accueillir Dieu au centre de ma vie, de le prendre comme un ami, à qui on peut tout dire, et qui m’aime telle que je suis. J’avais trouvé une foi vivante, et ça change tout! » Ses doutes : « Plus j’avance et plus j’ai du mal à comprendre la souffrance. Quand on voit toute la souffrance qui nous entoure, ce n’est pas facile de parler de l’amour de Dieu. Mais quand je contemple le Christ en croix, je vois que ce n’est pas lui qui a voulu le mal : il respecte la liberté qu’il nous a donnée par amour, celle de pouvoir choisir entre le bien et le mal. Dieu est devenu homme en venant sur terre pour partager nos vies. Nous ne sommes pas seuls, Il est avec nous, Il souffre même avec nous et Il nous montre le chemin pour trouver le bonheur. »

jeudi 13 juin 2013

RODOLPHE

Rodolphe, 38 ans, célibataire, conseiller à Pôle Emploi Cadre.

visages de croyants 22: Rodolphe ©www.melaniefrey.com

Sa foi : « Ma foi, c’est ma relation avec une vraie personne, Jésus, Dieu et homme, et non une croyance en un dogme, des règles… Avec les mêmes moyens que pour toute relation d’amour et d’amitié je m’efforce de la préserver et de la faire grandir. Ça passe par des gestes pour Lui, L’écouter lors de mes prières et Le rencontrer dans les sacrements de l’Eglise. C’est aussi d’accueillir Christ dans ma rencontre avec l’autre que je vois comme mon frère. C’est ainsi que je peux vivre cette charité incarnée, c’est à dire l’amour de l’autre au quotidien »

Ses doutes : « Je n’ai pas de doute, mais plutôt des manques de confiance. Est-ce que Dieu s’occupe vraiment de moi, de mes problèmes? Ma foi me dit que oui, mais reste encore à faire le choix de la confiance pour le vivre. Ma confiance est toujours proportionnelle au temps que je consacre pour nourrir ma relation avec le Christ. »

jeudi 6 juin 2013

CAROLE

Carole, 41 ans, business manager.

portrait de croyant: Carole ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« Jésus a ses bras grands ouverts vers nous. On y va ou on y va pas. Moi j’y suis allée il y a 5 ans, j’ai fait le pas. Depuis j’ai totalement confiance en Lui, j’ai la foi qu’Il m’aime et qu’Il m’accepte comme je suis. J’ai reçu cette certitude et c’est inaliénable. J’ai conscience que j’étais dans le péché, mais en me remettant au Christ, je lui ai aussi remis tous mes péchés, et maintenant, c’est entre Ses mains. »

Ses doutes :

« Pour moi Rome, le Vatican et l’Eglise ne sont pas du tout des références. Je trouve la structure intéressante pour son aspect rassemblement et communion avec les personnes, mais l’aspect politique dans sa forme actuel ne me parle pas. Malgré tout, mes opinions ne m’éloignent pas de ma foi car ma foi est seulement entre moi et Dieu.»

CLAUDINE

Claudine, 39 ans, infirmière, martiniquaise.

Claudine-06.JPG ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« Je crois en Dieu, plus particulièrement en l’amour de Dieu. J’ai reçu la foi comme un cadeau et je consacre ma vie à essayer de redonner aux autres par ma vie sociale et professionnelle. Avec un geste, un regard, un service, je choisie d’être attentive aux autres. C’est la foi mise en pratique, chaque jour, de prendre soin des autres comme Jésus l’a fait. Ma raison de vivre c’est l’amour de Dieu et la joie profonde qu’il m’a donné. Sans lui je ne suis rien ! »

Ses doutes :

« Alors que j’étais tombé malade, j’ai beaucoup douté. J’ai demandé « Seigneur, où es-tu ?». J’ai arrêté de prier, n’y croyant plus.. C’est avec l’aide d’un ami que je me suis relevée et c’est le sacrement des malades qui m’a guéri de mon doute. Depuis je supplie que plus jamais je ne perde la foi. Et pour ça il ne faut pas être chrétien tout seul, on a besoin des autres. »

jeudi 23 mai 2013

STANISLAS

Stanislas, 41 ans, directeur financier.

STANISLAS-03.JPG ©www.melaniefrey.com

Ma foi :

« Je crois que le Christ est vivant dans ma vie, celle de mes proches et des gens que je rencontre. Ma foi est mon attachement à une personne vivante qui est avec moi, même quand je ne le sens pas. Ma relation avec Jésus Christ se nourrit chaque jour de ma prière, de mes activités ecclésiales et de ma vie sacramentelle. C’est ma foi qui me guide au quotidien dans mon travail, principalement à avoir des relations de qualités avec mes collaborateurs et en pensant au bien des personnes dont j’ai la charge. Dans un contexte professionnel, ma foi exige de moi probité, honnêteté et compétence. Je dois me faire serviteur comme le Christ.»

Mes doutes :

« Pourquoi y a-t-il de la souffrance dans le monde ? Mais ce qui me fait le plus douter, c’est le doute des autres. Comment nos contemporains peuvent-ils être dans une telle situation d’incrédulité, de relativisme et de manque de confiance ? Pourquoi moi j’ai fait cette incroyable rencontre avec Dieu e l’autre ne l’a pas fait ?»

ERMANCE

Ermance, 13 ans, élève en classe de 4ème.

ERMANCE-03.JPG ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« Je crois que c’est Dieu qui a créé le monde. Après le péché originel, il a promis un sauveur et c’est son fils Jésus qu’il a envoyé. Jésus est aussi Dieu, mais il s’est fait homme pour mourir sur la croix et nous sauver du mal.

S’il est mort pour moi, c’est qu’il m’aime beaucoup et ça me rend heureuse. Ca me donne envie de l’aimer toujours plus.

Dans mes prières, je remercie pour ma vie et tout ce qu’il m’arrive. Je lui demande de l’aide pour les gens qui souffrent autour de moi Ma foi m’apprend à respecter la création et à aimer les autres.»

Ses doutes :

« Je crois en tout le crédo, mais il y a des choses que je ne comprends pas encore très bien. Par exemple, comment Dieu peut exister depuis toujours où ce que c’est que les mystères de l’incarnation et de la Sainte Trinité. C’est surnaturel, c’est donc normal que l’homme ne puisse pas tout comprendre.»

GHISLAIN

Ghislain, 42 ans, polytechnicien, père de 3 enfants.

GHISLAIN-01.JPG ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« Dans ma foi, je sais que Dieu est toujours là malgré mes faiblesses, mes péchés, mes rechutes. Il sera toujours là et il m’aidera toujours. C’est une grande force de pouvoir s’appuyer sur ça. Dieu pour se rapprocher de nous a envoyé son fils Jésus qui est homme et Dieu en même temps. Depuis nous sommes sauvés. Je trouve que l’homme a beaucoup de chance d’être autant aimé et je sais que je serai aimés jusqu’au bout, jusqu’après la mort.»

Ses doutes :

« L’existence de Dieu, du Christ mort et ressucité pour nous sauver, c’est tellement délirant qu’il m’arrive de douter, et c’est normal ! J’ai toujours en moi une pensée rationnelle qui doute, mais je sais que c’est une pensée aveugle qui ne reconnaît pas les signes de Dieu, en particulier aux environs de 30 ap JC quand Dieu a tout donné pour nous. Je trouve ça énorme : Il n’y a pas beaucoup d’institutions qui ont duré 2000 ans et qui ont donné tant de fruits et en donne encore tellement aujourd’hui. Mais au final, mes difficultés de chrétiens ne sont pas tant mes doutes, mais mes péchés.»

CLAIRE

Claire, 38 ans, institutrice et mère de 5 enfants.

portrait de croyant: Claire ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« Je crois que Dieu a envoyé son fils pour nous montrer le chemin du ciel. C’est aussi ce que font tous les saints et les témoins que nous pouvons rencontrer, ceux qui ont la foi et qui imite le Christ. Je sais que Jésus est en chacun de nous. Si on le cherche, on le trouve. Je recherche Jésus dans les autres et j’essaye d’entrainer le plus de monde avec moi sur le chemin du ciel. Ce qui fait la foi que j’ai aujourd’hui, ce n’est pas mon éducation catholique, ce sont toutes les rencontres qui m’ont grandi, mes enfants, mon mari, les amis. »

Ses doutes :

« Je n’ai pas de doute sur l’existence de Dieu, en revanche j’ai des périodes de désert spirituel difficiles à vivre. Quand la vie quotidienne me submerge, que je ne trouve plus le temps de prier, je ne sens plus Sa Présence, même si je sais qu’il est là. »

PIERRE-LOUIS

Pierre-Louis, 19 ans, étudiant en droit, habite Vincennes.

portrait de croyant: Pierre-Louis ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« Je crois qu’il y a un chemin du bien. C’est assez compliqué de discerner le bien du mal mais la Bible est là pour nous aider. C’est Jésus à travers son message et par ses actes qui me guide. Ma finalité, ce n’est pas seulement d’aller au paradis, mais que les gens disent : « cette personne est gentille ». Rendre service, aider, secourir par de petites choses, c’est ce qui me donne l’impression d’avoir rempli ma mission de chrétien. Et si je fais le bien, je suis en paix. Au risque de me ridiculiser, je veux croire qu’il y a du bon en chacune des personnes que je rencontre.

Ses doutes :

« Je n’arrive pas à être sûr de faire ce qu’il faut, ni d’en faire assez. C’est parfois peut être décourageant. Et puis on ne peut pas être parfait tout le temps, ça m’énerve ! »

PRUNE

Prune, 29 ans, célibataire , contrôleur de gestion, originaire de Toulouse.

PRUNE-01.JPG ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« Je crois que Dieu a un projet pour chacun de nous. C’est ce qui me permet d’accepter mes faiblesses puisque Dieu m’aime comme je suis. Je ne suis pas résumée à un de mes défauts où à une seule facette de moi même comme souvent sous le regard des gens. C’est pour ça que je cherche à accueillir et regarder l’autre comme Dieu m’accueille ! »

Ses doutes :

« J’ai du mal à trouver la paix et le silence intérieur dans la prière. L’agitation du monde vient toujours me parasiter et c’est un vrai combat de tenter de s’en extraire. Mon plus gros challenge est de laisser le Christ agir en moi. Je sais qu’Il a un beau projet pour moi mais pour qu’il puisse le réaliser, je dois accepter de lui laisser le contrôle et ce n’est pas chose facile! »

XAVIER

Xavier, 45 ans, 6 enfants, vit à Vannes en Bretagne.

PORTRAITS-FOI-XAVIER-01.JPG ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« Je crois en un Dieu qui est père, qui est bon et miséricordieux. Dieu me veut du bien. Il m’écoute quand je Le prie. Ma foi au quotidien me pousse à devenir un saint, à devenir plus humble, à ne plus faire ma propre volonté mais celle de Dieu. Ce que je crois, c’est que l’amour est plus fort que le mal et la souffrance. Quoique l’on ait fait, d’où que l’on vienne. J’ai rencontré Dieu à l’article de la mort, alors que j’étais perdu dans la délinquance, l’ésotérisme et la drogue. Ma conversion a été un miracle et ma vie a changé du tout au tout. Maintenant je suis père et époux et je donne ma vie à Dieu.»

Ses doutes :

« La conversion dure toute la vie. On peut redevenir un mécréant, c’est la conséquence de notre liberté ! je veux être toujours attentif à rester sur le bon chemin.»

JEAN-CHARLES

Jean Charles, divorcé, vit à Vannes en Bretagne. Il a grandi dans une famille de militants communistes et a fait une belle carrière militaire. C’est grâce à son amitié avec son aumônier qu’il a rencontré Dieu. A 50 ans, Jean Charles fait des études de théologie pour se consacrer à l’évangélisation : « une bonne nouvelle est une bonne nouvelle pour tout le monde, donc je n’ai pas le droit de la garder pour moi ! »

PORTRAITS-FOI-JEAN-CHARLES-02.JPG ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« Je crois en Dieu et en l’espérance qu’il me donne. J’ai confiance en lui, en son amour pour moi et en Sa Parole dans les écritures. Là où il a été me chercher, personne d’autre n’aurait été me chercher ! Ce n’est peut être pas très moderne, mais j’ai aussi une très grande confiance en mon église. Je trouve qu’elle est un vrai cadeau. Elle est humaine et divine à la fois, car elle fonctionne même si les hommes font tout de travers !

Ses doutes :

« Ce n’est pas dur de croire, il faut faire confiance : c’est comme sauter en parachute. Il n’y a qu’un pas à faire. Quand on a rencontré Dieu, on sait pourquoi les oiseaux chantent ! Quand je doute, je me dis que si Dieu existe, j’ai gagné la vie éternelle, mais s’il n’existait pas, j’aurais quand même bien rigolé ! Dieu donne un sens à ma vie : Alors qu’avant je ne recherchais que la domination, le contrôle, les plaisirs… du jour au lendemain, je n’ai plus cherché que Lui et tout est devenu plus simple, pas plus facile, mais plus simple. »

LUDOVIC

Ludovic, 49 ans, 2 enfants, vit à Arrandon dans le Morbihan. Il a rencontré Dieu en prison, il y a trois ans, alors qu’il se sentait au bout du désespoir.

PORTRAITS-FOI-LUDOVIC-06.JPG ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« On pense que l’on peut vivre tout seul, sans Dieu, mais on ne peut pas. J’en ai fait l’expérience à mes dépends : avant, je ne vivais que pour l’alcool, l’argent, le sexe… j’avais une vie dissolue et désordonnée plutôt que de m’occuper de mes enfants. A cause d’un accident de la route dont je suis responsable, j’ai fini en prison. C’est là que j’ai crié mon désespoir vers Dieu, parce que j’avais tout perdu. A partir de là, la providence m’a guidé jusqu’à ma réintégration complète dans le monde. J’ai senti Dieu présent qui me guidait pas à pas. J’ai découvert le Christ au rassemblement œcuménique de Saint Laurent sur Sèvres et toute ma vie s’est illuminée. Maintenant, je recherche la vertu, je me suis enraciné dans une paroisse et j’essaye de me reconstruire en collant à la foi, surtout grâce aux sacrements. Je crois en l’amour du Christ quand il dit « aimez vous les uns les autres». Aujourd’hui, ce n’est pas facile dans ce monde, apprendre à regarder l’autre ! Je crois que je verrai le Christ. Je me prépare à cette nouvelle rencontre et j’essaye de vivre la vie éternelle déjà aujourd’hui. Je cherche à me regarder à travers ce que la Parole de Dieu, les écritures, semblent me dire. Avec la Parole, avec sa présence, on se regarde autrement. »

Ses doutes :

« En 3 ans, j’ai pu me reconstruire et laisser mes « faux dieux » derrière moi. Mais il m’arrive de rechuter et de me sentir de nouveau tout seul, dans le vide. Alors je refais la même démarche de conversion, encore et encore. S je m’éloigne de la lumière, je retourne dans les ténèbres. Il est dur de vivre en tant que chrétien dans le monde actuel! »

VIRGINIE

Virginie, 38 ans, Nantes, mère de 5 enfants.

PORTRAIT DE CROYANT-12-VIRGINIE-NANTES ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« Je crois en Jésus Christ mort et ressucité pour nous sauver de ce qui nous emprisonne et de la souffrance. Pour moi ça donne un sens à la souffrance car je crois que toute souffrance peut être offerte pour rendre le monde meilleur. C’est le principe de la communion des saints : si je fais un effort, grâce à ça, quelqu’un, quelque part dans le monde, va en recevoir les fruits. Ce sont des vases communiquant. Si on offre quelque chose à Dieu, il le redistribue… Je crois que l’on est relié en permanence à Dieu et ça m’aide dans tout ce que je fais : pour mes joies et mes peines, mes épreuves. Le bon Dieu est dans le coup dans tout ce que l’on fait, vit, tout ce que l’on donne ou reçoit ! »

Ses doutes :

« Ce qui m’énerve, c’est que l’on tombe toujours dans les mêmes défauts ! Ma rencontre avec Jésus s’est faite par le sacrement de réconciliation, mais à chaque confession, je redis les mêmes choses… Je suis tiraillée par le fait d’être abandonnée à la volonté de Dieu, sachant qu’il ne faut pas se juger, et l’envie d’être parfaite, ou au moins de me perfectionner… mais ça n’a pas l’air de marcher comme ça ! Mes limites m’énervent mais la seule réponse que nous dicte la foi, c’est de s’abandonner, de se faire plus humble.

Par ailleurs j’ai un stress : que va devenir la religion catholique ? Comment faire pour faire connaître Jésus ? Il y a des enfants qui ne connaissent même pas Jésus alors que pour moi, c’est tellement naturel !!! Le fossé entre les croyants et les non-croyants s’agrandit. On est de plus en plus loin les uns des autres. »

JULIEN

Julien, 40 ans, musicien-compositeur. Il a demandé le baptème à l’âge de 27 ans.

Portrait de croyants -8- Julien ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« Je crois en un Dieu, père et tout puissant. C’est le début du Crédo. C’est grâce au temps que je prends pour la prière que je reçois de Dieu la force de vivre et d’aimer. Dans ce petit temps qui je consacre exclusivement à Dieu, on se rencontre Lui et moi, on se parle, j’essaye de l’écouter. En lisant Sa Parole, je vois ce que Dieu a à me dire chaque jour, j’apprends à regarder la vie avec les yeux de Dieu. C’est comme ça que je trouve l’espérance dans tout ce qu’il m’arrive ! Par la foi, J’ai compris pourquoi tout être humain avait ce désir d’infini dans le cœur, alors que tout autour de nous a une fin.»

Ses doutes :

« Ma foi m’aide a garder la paix et à prendre du recul : « tout concourt au bien de ceux qui aiment Dieu ! » disent les évangiles. J’ai la chance de ne pas douter vu la violence de ma rencontre avec Dieu. Une conversion fulgurante à 27 ans alors que j’avais décider de consacrer 3 mois à la recherche de Dieu. Mais la vie est faite d’épreuves, et ces épreuves me fragilisent, me pompent ma disponibilité. Mais ce sont aussi ces mêmes épreuves qui me gardent dans l’humilité, pour que je ne me prenne pas pour Dieu, et surtout… me gardent d’être tenté de vivre sans Dieu !!! »

MARIE-ALIX

Marie-Alix, 26 ans, responsable RH chez Alstom, catholique depuis toujours mais de manière beaucoup plus vivante et profonde après sa Confirmation. Depuis elle s’est beaucoup engagée dans des activités avec l’église (aumônerie, organisation des JMJ et depuis peu, les « pèlerins de la mer »)

Portraits croyants 7 - Marie-Alix ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« Ma foi, c’est l’idée de convertir mon cœur chaque matin. Dire « oui au Seigneur et se mettre en position d’aimer.» « Je crois au Crédo… tout simplement… ça veut dire que je crois que Dieu est présent à chaque moment et que si je sais l’écouter, il peut me conduire. C’est ce qui me donne une grande sérénité et une grande espérance dans ma vie ! » « La foi, on imagine que c’est quelque chose d’hyper dur alors que c’est hyper familier, et pas du tout abstrait ! »

Ses doutes :

« Je ne pense pas aux doutes et aux difficultés. Au lieu de tout remettre en question, j’essaye juste d’accueillir les enseignements et les dogmes de l’Eglise.»

Son astuce de croyant :

« Avec une copine, nous créons régulièrement un « Club des 7 ». Nous choisissons 7 saints à qui nous demandons de prier pour nous, de nous aider, de nous guider. C’est la Communion des Saints mise en pratique ! »

RAMZI

Ramzi, 42 ans, catholique maronite franco-libanais, ingénieur télécom. Il est entré cette année au séminaire. Il était « croyant par tradition » jusqu’à ce qu’il vive ce qu’il qualifie de « rencontre » avec le Christ en 2003, alors qu’il assistait à une prière d’adoration.

Ramzi ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« Ma foi, c’est en la personne qui m’a créé, qui m’aime d’un amour inimaginable, et qui veut que je sois heureux profondément. » « Je crois parce que j’ai rencontré cette personne qu’on appelle Dieu. Quand on l’a rencontré, on ne doute plus ! » Moi, je suis très rationnel. Quand on m’a dit si tu le cherches, tu le trouves, je me suis dit que je n’avais rien à perdre et j’ai pris l’initiative de le chercher. Je ne veux pas rester sans savoir ! C’était lors d’une rencontre avec un groupe de jeunes croyants. Ils avaient une joie vivante, pas traditionnelle. J’ai pris ça comme un véritable challenge, un défit ! Si Dieu existe et qu’il m’aime comme ils disent, je veux voir… je n’ai rien à perdre. Je ne manquais de rien, j’avais tout ! C’était de la pure curiosité… »

Ses doutes :

« Mon épreuve, ça a été de savoir si ma conversion et ma foi n’était pas le fruit de mon imagination… Comme je voulais rencontrer Dieu, est-ce que je ne l’avais pas inventé !!! Ce fut un véritable combat qui a duré 3 ans… J’ai même lu Freud pour essayer de comprendre !

Est-ce que je n’avais pas rêvé ?»

Son astuce de croyant :

« Rester dans l’obéissance vis à vis de l’Eglise, c’est à dire obéir à ce que Dieu a mis à notre disposition pour rester en relation avec Lui : Les écritures, la prière, la messe et la confession » « Rester fidèle à la prière quoiqu’il arrive!»

FLORENCE

Florence, 65 ans, 4 enfants, peintre et art thérapeute pour les enfants autistes, vit à Chavenay (78). Elle est catholique d’éducation mais après s’être éloignée de l’église pratiquement toute sa vie, elle a vécu un retour à la foi il y a 7 ans. C’est grâce au groupe de prière de son petit village qu’elle a vécu une « guérison de l’âme ».

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Sa foi :

« Ma foi, c’est la confiance totale, c’est à dire la découverte que le Seigneur est sans arrêt là, une présence continuelle, un don d’amour permanent. Et tout ce que je reçois, je n’ai qu’une envie, c’est de le donner. C’est un cadeau permanent de croire . C’est un cadeau qui me permet d’être sans cesse dans l’espérance, car dans la Parole de Dieu, je trouve toutes les réponses.

Ses doutes :

« La porte de mon cœur, je l’ai fermé pendant des années, mais depuis ma conversion, Tout est évident, Tout est limpide, Tout est clair, Je n’ai pas de doute.

Pour traverser les épreuves, je sais qu’il faut que je m’accroche à cette main que le Seigneur me tend. Je peux tout traverser avec Lui.»

« Ce qui est le plus difficile, c’est de ne pas pouvoir partager cet « absolu de Dieu » avec tout le monde, surtout avec les gens qui sont tristes et qui souffrent. »

JACQUES

Jacques, 72 ans, catholique dans le 14ème à Paris, marin retraité de la marine nationale.

Portaits_croyants_4-Jacques-01.JPG ©www.melaniefrey.com

Sa foi :

« J’ai toujours été croyant et la foi ne m’a jamais quitté. C’est une de mes faiblesse car je ne peux pas vivre une rencontre avec Dieu extraordinaire comme ceux qui vivent une conversion. Je n’ai pas la joie des convertis.» « Didier Decoin a un titre de livre : « Il Fait Dieu ». Pour moi, c’est la même chose, c’est un genre d’évidence, un truc incontournable : Il « fait Dieu » comme il fait beau!» « Ma foi, c’est que Dieu existe, que Jésus est venu le révéler, et que l’on a une relation permanent avec lui dans le quotidien de notre vie. »

Ses doutes :

« Ma difficulté, c’est comme le disait la petite Bernadette de Lourdes, « Je n’ai pas rendu ce que j’ai reçu ». Ma souffrance c’est de me dire que je ne suis pas à la hauteur. Mais ne pas croire, douter ne me vient pas à l’esprit. Si je ne croyais pas je me renierais, comme de faire croire que je mesure 1,90m!»

JEROEN

Jeroen (Jérome en néerlandais), 9 ans, catholique, a fait le rallie des cloches pour venir à Notre Dame avec son groupe de catéchisme du 6ème à Paris. Il participe à la bénédiction des nouvelles cloches avec l’Archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois. Il a été choisi pour faire sonner pour la première fois l’une des huit cloches exposée dans la nef de la cathédrale.

Jeroen © Mélanie Frey

Sa foi :

« Je crois en Jésus, qu’il est réssuscité ! Je crois au Paradis, mais pas à l’Enfer ! L’Enfer, c’est trop mythique, ça ressemble trop à un conte, c’est un petit peu hors du monde !»

Ses doutes :

« Mon problème, c’est que j’ai du mal à me concentrer pour la Messe. Elle est trop longue. Je trouve qu’il est dur de comprendre ce que dit Jésus, surtout dans la Bible. Le plus dur, c’est par exemple de ne pas sentir de la vengeance dans le cœur avec mes copains à l’école.»

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